Antichrist de Lars Von Trier
11 novembre 2009
AYOYE ! C'est tout ce que j'ai trouvé à dire en sortant de la projection de presse de Antichrist
J'étais estomaquée par le thème et surtout par le traitement que Lars Von Trier (Dancer in the dark, Dogville) a utilisé pour construire son film. J'ai lu dans le dossier de presse que ce projet avait pris forme pendant la dépression que le réalisateur a vécue il y a de cela deux ans.
"Ça a été une nouvelle expérience pour moi. Tout, absolument tout, me paraissait sans importance, futile. Je ne pouvais pas travailler. Six mois plus tard, juste pour m'entrainer, j'ai écrit un scénario. C'était une sorte de thérapie, mais aussi une recherche, un test pour voir si je pouvais encore faire un film. "
Le film présente une première scène vraiment touchante où l'on voit un couple faisant l'amour et perdre accidentellement leur bambin lorsque celui-ci s'échappe de sa couchette. S'en suivra une série d'échanges entre la mère interprétée par Charlotte Gainsboug et son conjoint (Willem Dafoe), psychanalyste de formation qui auront pour but d'exorciser le désespoir et le deuil suite à ce décès. Le film a créé un tollé de commentaires depuis sa présentation à Cannes. On y présente un mélange de tableaux oniriques à la David Lynch (en version légèrement mois confuse), des dialogues appuyés par beaucoup de scènes de sexualité très crues et le tout est arosé d'une finale complètement ahurissante voire giclante.
Antichrist a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2009. À cette occasion, Charlotte Gainsbourg a reçu le Prix d'interprétation féminine et je comprends pourquoi, elle est vraiment formidable autant en nous communiquant son désespoir en début d'histoire qu'en observant la transformation psychotique du personnage.
Je ne sais pas si un jour j'oublierai les images traumatisantes qui ont pris place dans ma tête pendant la présentation de ce film mais une chose est certaine, je ne désire pas revoir ce film même s'il est de très grande qualité.
Bon cinéma !


