Archives pour la catégorie ‘Acteurs français’
Bonne année cher Tapis rose !
4 janvier 2010
Nous voilà en 2010... de retour de vacances. J'avoue avoir bien mangé, fait juste assez de sport pour ne pas me sentir coupable, partagé du temps avec ma délicieuse fille et fêté avec famille et amis.
J'ai aussi comme une junkie, dévoré les trois saisons au grand complet de 30 Rock et la dernière de Brothers and Sisters.
Donc, c'est après de fantastiques vacances, hautement méritées que je vous reviens avec le Tapis rose pour une année remplie de nouveaux défis.
L'année commence en lion (ou en lionne) car dans 10 jours je m'envolerai pour Paris avec Philippe, le caméraman du tapis rose. Nous irons rencontrer des acteurs et actrices ainsi que des réalisateurs qui feront partie des différents films français qui prendront l'affiche au Québec au cours de l'année.
Voici quelques films qui feront partie de la programmation:
L’Affaire Farewell de Cristian Carion avec Guillaume Canet (Seigneur, Dieu... faîtes que Guillaume Canet reste en France, car nous avons appris que ce dernier pourrait accompagner Marion Cotillard aux Golden Globes pendant notre séjour.)
Synopsis :Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide.
Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu'il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux.
Mitterrand lui-même est alerté et décide d'informer le président Reagan : un gigantesque réseau d'espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l'Ouest ! Les deux hommes d'Etat décident d'exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : " Farewell ".
.
L’Affaire Farewell de Cristian Carion avec Guillaume Canet (Seigneur, Dieu... faîtes que Guillaume Canet reste en France, car nous avons appris que ce dernier pourrait accompagner Marion Cotillard aux Golden Globes pendant notre séjour.)
Coco Chanel et Igor Stravinsky de Jan Kounen avec Anna Mouglalis et Mads Mikkelsen. Un autre film sur la créatrice de mode Gabrielle Chanel qui touche une toute autre partie de sa vie, celle où elle a eu une liaison avec le compositeur russe anti-conformiste Igor Stravinsky.
J'imagine déjà les nombreuses comparaisons entre le jeu d'Anna Mouglalis et celui d'Audrey Tautou.
.
.
.
.
Coluche, l'histoire d'un mec d'Antoine de Caunes avec François-Xavier Demaison dans le rôle de Coluche.
Synopsis: Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase."Comique préféré des Français", il est au sommet de sa gloire ; télés, radios et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où se croise tout ce que le pays compte de vedettes... Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa cote monte en flèche. Et si finalement un clown se faisait élire Président ? Lui-même commence à y croire....
.
.
.
Le Hérisson d'Anne-Dominique Toussaint avec Josianne Balasko (Métarmorphosée) et Anne Achache
Synopsis: L'histoire d'une rencontre inattendue: celle de paloma Josse, petite fille de 11 ans, redoutable intelligente et suicidaire, de Renée Michel, concierge parisienne discrète et solitaire, et de l'énigmatique M. Kasuro Ozu.
.
.
.
.
Les Herbes folles d'Alain Resnais avec André Dussolier et Sabine Azéma.
Synopsis : Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.
Nous savons déjà qu'André Dussolier ne sera pas présent zut de zut, mais j'espère rencontrer Sabine Azéma (Le sosie françcais de Dorothée Berryman).
.
.
.
LOL de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau et Christa Theret  YESSSSSSSS!... Je vais rencontrer l'unique et fabuleuse Sophie Marceau.
Synopsis: LOL ? Ca veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage MSN. C'est aussi comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer. Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu'Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l'essentiel, par exemple sur le fait qu'elle revoit son ex en cachette ou qu'elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.
.
Et le point saillant de cette programmation est nul autre que Gainsbourg, vie héroïque de Joann Star avec Eric Elmosino, Lucy Gordon et Laetitia Casta.
Synopsis : La vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu'au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier.
NAHHHHHH ! Laeticia ne sera pas là . Dommage pour Philippe ;)
.
.
.
.
Cela dit, je souhaite que 2010 soit une année magique pour le Tapis rose. Je le dis haut et fort, j'ai besoin de fonds pour faire évoluer ce projet. Je souhaite plus que tout un programme d'aide à la création originale pour les nouveaux médias venant des gouvernements fédéral et provincial.
Je désire aussi trouver un commanditaire qui aura l'audace de penser plus grand que de simples clics sur internet et qui saura associer sa marque à celle du Tapis rose.
Et  finalement, je  me souhaite à moi Catherine Beauchamp de continuer à avoir autant de plaisir et de passion pour faire ce que j'aime le plus au monde, des entrevues.
Bonne année  à tous !
Bon retour au travail !
CatherineFais-moi plaisir d’Emmanuel Mouret
26 novembre 2009
Voici la rencontre entre le Tapis rose de Catherine et le réalisateur, scénariste et acteur Emmanuel Mouret (Un baiser s'il vous plaît) lors de sa venue à Montréal dans le cadre du Festival Cinémania.
Emmanuel Mouret nous présentait son cinquième film, Fais-moi plaisir qui rassemble Frédérique Bel, Déborah François, Judith Godrèche et Jacques Weber.
Le film est inspiré et rend hommage au grand classique "The Party" de Blake Edwards avec Peter Sellers.
Synopsis: Ariane est persuadée que son compagnon Jean-Jacques fantasme sur une autre femme. Pour sauver son couple, elle lui demande d'avoir une aventure avec celle-ci, pensant qu'il s'agit du meilleur remède pour le libérer. Lorsque Jean-Jacques se rend chez cette femme qu'il connaît à peine, il ne sait pas encore qu'il s'agit de la fille du Président de la République.
Fais moi plaisir a pris l'affiche le 20 novembre 2009.
Entrevue avec Emmanuel Mouret.
Pour les fans, Â voici un extrait du film "The Party" de Blake Edwards
Demain dès l’aube de Denis Dercourt.
23 octobre 2009
Le réalisateur français Denis DMa rencontre avec Jean Dujardin à la première d’OSS 117, Rio ne répond plus.
17 juillet 2009
La semaine dernière, il était difficile de cacher mon enthousiasme afin de rencontrer Jean Dujardin alias OSS 117, Brice de Nice, le gars, d'un gars une fille version française et j'en passe. Quel homme ! Beau, charmant, jouant les James Bond rigolos. Tout pour faire ramollir une fille.
Cependant, mon excitation a légèrement diminué quand l'acteur a commencé à donner des entrevues à gauche et à droite partout dans la ville de Montréal.
J'entendais différents commentaires :
Il est froid...
Difficile d'approche...
Coudonc... ça ne se peut pas ! Pas mon Jean Dujardin, pas OSS 117.
J'ai du regarder une bonne dizaine d'entrevues sur youtube pour saisir l'essence de la bête mais il m'apparaissait tout de même assez sympathique.
À mon arrivée sur le tapis rouge, j'ai été surprise par l'ampleur de l'événement. Le tapis était rempli de danseuses brésiliennes, coiffées de plumes multicolores, avec des corps d'enfer. On se serait cru dans une cage à oiseaux, remplie de perruches super sexy. Les attachées de presse faisaient du bon boulot, tous les journalistes étaient répartis dans différentes cases horaires et nous avions sensiblement tous le même temps alloué pour faire nos entrevues. Le seule hic de dernière minute était que nous devions rencontrer le réalisateur Michel Hazanavicius en même temps que Jean Dujardin, et non séparément, ce qui restreignait de beaucoup la longueur des échanges que j'aurais du avoir avec chacun d'eux. J'ai donc rayé de ma liste le trois quart des questions qui s'y retrouvaient.
Mon tour est finalement arrivé... J'étais éclatante avec ma robe garnie de paillettes roses. Michel Hazanavicius m'a mentionné que mon micro était super mignon. J'avoue qu'avec la robe "ça fessait dans la mite".
J'ai lancé ma première question et ce dernier a commencé à déconner, à faire comme si mon micro était un objet sexuel. Une fois c'est drôle, deux, on rit, trois, ça commence à faire et quatre....
Ahoye ! C'était tellement parti tout croche que je me suis sentie perdre le contrôle et j'ai senti mon coeur battre à 100 miles à l'heure.
Jean Dujardin était plus ou moins intéressé par ce qui se passait, il regardait en arrière, il avait l'air de s'emmerder. Tout ce qui me traversait l'esprit était que Dieu merci, je pouvais peut-être faire du montage pour camoufler certains moments. (Vous n'y verrez que du feu mon monteur est excellent).
Ça allait très vite. Leurs réponses étaient trop courtes, sans détail. Il fallait que je sois vite sur mes patins.
Une fois mon entrevue terminée, je suis sortie du tapis. OUFFFFFF ! C'était quelque chose. J'avais chaud.
Ce n'est que quelques heures plus tard, pendant la soirée que je me suis retrouvée au Charlot, le bar tenu par le Festival Juste pour Rire pendant l'événement.
Jean Dujardin y était pour prendre un verre.
Il m'a vu au loin, m'a reconnue avec ma robe "shinny"and "pink" et m'a salué de la main.
Ah ben ! Ma robe aura au moins servi à quelque chose. C'est toujours plus facile de repérer une boule disco rose parmi une foule.
En attendant mon verre, au bar, j'ai réalisé qu'il était tout juste à mes côtés, je me suis retournée et lui ai demandé à brûle-pourpoint.
-Vous devez vraiment être fatigué de donner des entrevues en rafale comme ça et de toujours répondre la même chose. Ça doit vous ennuyer.
-Non pas du tout ça fait partie du métier.
(Bon ! il est gentil, je ne sais plus quoi répondre)
-et moi de ne trouver qu'à dire:  merci pour l'entrevue, bon séjour à Montréal.
Et là ...il m'a répondu : Catherine ça m'a fait un immense plaisir !
J'étais tellement surprise qu'il se souvienne de mon nom que j'ai répliqué à voix haute: WOW quand même.
Il a répété : Quand même ! (avec l'accent québécois) avec un ti clin d'oeil et un super sourire.
Après mûres réflexions, Jean Dujardin est peut-être plus chouette que je le pensais ;-)
Jean Dujardin à Montréal pour la première du film OSS 117 : RIO NE RÉPOND PLUS, en ouverture du Festival Juste pour Rire
3 juin 2009
Le Festival Juste pour Rire a annoncé ce matin que Jean Dujardin serait présent pour présenter le film OSS 117 : RIO NE RÉPOND PLUS qui sera présenté en ouverture de la 13e édition du Festival du Film de Juste pour rire. La grande première nord-américaine du film aura lieu le vendredi 10 juillet à 19 heures au Cinéma Impérial en présence de l'acteur et du réalisateur Michel Hazanavicius.
OSS 117, l'agent secret français, nous revient dans la suite de la comédie qui a récolté plus de 2,5 millions d’entrées en France. Lors de la première de OSS 117, Le Caire nid d’espions, en 2006, Jean Dujardin avait fait une entrée remarquée en hélicoptère. Le Festival Juste pour Rire nous promet, encore une fois, des sensations fortes dans une ambiance survoltée digne du Carnaval de Rio.
.
.
.
.
.
Pour voir la bande-annonce :
Alice Taglioni au pays du tapis rose
23 avril 2009
Dans ma courte carrière d'animatrice j'ai eu la chance de croiser un paquet d'acteurs et d'actrices. Mais là , je peux vous dire que j'ai maintenant de quoi faire des envieux.
Pour ceux qui ne connaissent pas Alice Taglioni, c'est tout simplement L'ACTRICE avec un grand A qui joue la remarquable blonde dans le film de Francis Veber, La Doublure, avec Gad Elmaleh et Daniel Auteuil. On ne parle pas d'une belle fille mais bel et bien d'un méga canon.
J'étais autant curieuse que nerveuse de rencontrer Alice Taglioni.
Non mais attendez ! Elle est sublime. Elle mesure 1m 80, joue divinement bien du piano, s'amuse de temps à autre autour d'une table de poker (Tellement sexy les femmes qui jouent au poker !) Bref! Une de ces femmes parfaites a qui on a envie de faire une jambette dans l'allée d'un restaurant.
Aller faire une entrevue avec une créature céleste possédant 8 pieds de jambes et être identifiée à un gnome à ses côtés m'émoustillait autant que de passer une heure dans la circulation à l'heure de pointe (Ce que j'ai vraiment fait juste avant l'entrevue) sans compter qu'un physique aussi esthétique que le sien devait nécessairement être accompagné d'un égo d'enfer et une moue d'enfant gâté. Mais bon ! Rencontrer Alice Taglioni et son conjoint Jocelyn Quivrin, son partenaire dans la vie comme à l'écran, n'arrive forcément qu'une fois dans une vie alors je me suis vite rendue à l'hôtel des français, le Sofitel.
En attendant Philippe mon caméraman, j'ai passé quelques temps seule avec Jocelyn Quivrin pendant qu'Alice se reposait dans sa chambre. Elle était enceinte et ne se portait pas très bien. C'était un homme très intéressant, amoureux de la ville de Montréal, il était très curieux et me questionnait sur quoi faire lors de son séjour à venir dans la vieille capitale.
Philippe est arrivé et nous avons fait descendre Alice du 17e étage de l'hôtel.
Lorsqu'elle est descendue, Alice s'est dirigée vers son conjoint avec un petit sourire timide sans trop nous porter attention. Ça y est mon calvaire commençait, elle est snob en plus !  Je sentais mon cou se tirer tranquillement vers l'arrière au fur et à mesure que l'actrice avançait vers moi avec son imposante taille, sa grâce et sa minceur à faire verdir de jalousie n'importe quel mannequin. Je me pliais comme un arbrisseau qui résistait au vent tellement j'étais impressionnée par sa beauté.
En un instant, nous nous sommes installés autour de la table et hop, la caméra s'est allumée.
Quelle surprise ! Non mais je devais rêver, Alice Taglioni n'était ni hautaine, ni narcissique. C'était une soie. Elle était fantastique, simple, naturelle et drôle en plus. Elle n'avait rien de la starlette française qui se regarde les ongles en vous répondant. Elle n'hésitait pas à nommer les choses, elle faisait beaucoup d'autodérision. Elle et son conjoint étaient complices sur tous les plans, ils se taquinaient. Mais ce qui m'a le plus impressionnée chez cette femme, c'est la gentillesse et le respect avec lequel elle m'a traitée. Jamais ô grand jamais je ne me suis sentie comme une naine échevelée (je m'excuse au près de tous les nains) à ses côtés. D'égal à égal, nous avons discuté et joué le jeu de l'entrevue.
Mon envie de faire un croche-pied à une femme aussi sympathique est vite disparue. Contrairement à mes préjugés, j'avais désormais le désir de lui donner une tape dans le dos. Une femme aussi joliment assumée qui fait sentir les autres femmes comme des princesses mérite d'être vénérée à son tour.
Alice finalement c'était le top.
Voici l'entrevue
NB: le film Notre Univers impitoyable n'a jamais pris l'affiche sur grand écran au Québec.
Ma rencontre avec Pierre Richard
19 mars 2009
Pour faire suite à mon article  "J'aurais tant aimé rencontrer Pierre Richard" J'ai eu la surprise d'être invitée à faire une entrevue avec lui, deux semaines plus tard, lors de sa visite à Montréal.  YÉÉÉÉÉÉ, Il y a bien un dieu qui veille sur nous. Merci la vie !
Malheureusement, ma rencontre ne n'est pas passée comme dans mes rêves.
Déjà en me réveillant, j'avais un mal de gorge terrible. Bourrée de pilules et de pastilles , je quitte vers l’hôtel où logent tous les Français lors de leurs différents passages à Montréal. J’ai rendez-vous à 11H30 avec M. Attaché de presse et Pierre Richard.
En arrivant à l'hôtel, je prends mes messages sur ma boîte vocale, je réalise que par  mégarde, une autre attachée de presse (qui n'a rien avoir avec Pierre Richard) a induit Caméraman en erreur croyant qu'il venait pour une autre entrevue reliée à un autre film.  Elle lui mentionne que l'entrevue n'est pas dutout planifiée pour la bonne journée et Caméraman a déjà quitté l'hôtel pour retourner à la maison.  18 appels plus tard, je suis sans réponse.
Je réalise que je suis seule sans caméra,  à deux mètres de moi se trouve Pierre Richard. Le Grand Blond a presque terminé son entrevue avec la journaliste précédente. Dans 10 minutes, je vais me retrouver  devant lui sans "kodak" derrière moi. Après considérations, est-ce que Dieu aurait pris congé ce matin ?
Mon visage est rouge vin tellement je suis en colère. Impuissante, je suis toujours incapable de rejoindre Caméraman. Je suis persuadée que j’ai aussi un peu d’écume blanche qui traîne sur le bord de ma bouche. Ma main est tellement crispée sur mon Iphone qu'il va probablement casser en deux d'ici quelques minutes.
M. Attaché de presse me demande ce qui se passe. Je lui explique la situation et lui implore un délais pour reprendre l'entrevue. Je commence à avoir la lèvre supérieure qui tremble. Impossible ! Pierre Richard quitte pour Gatineau après le dîner, plus précisément pour se rendre au Festival des films de l'Outaouais. J’étais la dernière d'une série d’entrevues et par la suite, il sera impossible de le joindre.
J'essaie mon micro de poche pour au moins enregistrer cette entrevue pour la radio. Impossible, les piles sont à plat. Je suis assise devant Pierre Richard, désolée, gênée, complètement ridicule. Je lui annonce finalement qu'on ne fera pas l'entrevue. Par un élan de désespoir, je lui raconte que j'ai écrit un article sur mon blogue expliquant ma déception de ne pas l'avoir rencontré lors de la première du film Le Bonheur de Pierre, qu'il a marqué mon enfance...bla bla bla, bli, bli, blu, blu..
Il est embarrassé, moi aussi et me propose 15 minutes de son temps personnel après son déjeuner. Alors si je comprends bien, Dieu n'était qu'en défaillance technique, c'est ça ?
Je finis par discuter avec Caméraman et lui annonce que nous allons rencontrer à nouveau Pierre Richard à la Gare centrale à 14H30.
À notre arrivée à la gare, je suis déçue la lumière est horrible, il y a un groupe de mariachi qui attend les invités qui prendront le train et sept personnes responsables qui ne savent pas plus les unes que les autres où nous devons nous placer. On ne s’entend plus parler.
Pierre Richard arrive, il est épuisé, il a définitivement le décalage horaire qui lui rentre dans le corps. Je sens la pression qui remonte.
Je lui propose le restau de la gare. C’est là où on entend le moins de bruit.
J’essaie de rester concentrée, je suis à boutte. Heureusement, il se détend et la conversation prend du rythme.
Je termine mon entrevue sur une mielleuse chanson de Francis Cabrel qui perce les haut-parleurs du restau… Misère il y en n’aura pas de facile.
On me mentionne que mon temps est écoulé.
Je remercie Pierre Richard de sa générosité. Il quitte, nous le filmons jusqu'à son train.
Et voici le reportage qui suit…
ÂLe Bonheur de Pierre
27 février 2009
Rémy Girard, Louise Portal et Patrick Drolet ont, tous les trois, tourné dans le film le Bonheur de Pierre au Saguenay avec les acteurs français Pierre Richard et Sylvie Testud. Est-ce que ce film aux allures de la Grande Séduction réussira autant à séduire les cinéphiles québécois ? Et vous, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous irez voir le Bonheur de Pierre en salle ?J’aurais tant aimé rencontrer Pierre Richard
23 février 2009
Â
Â
Â
Â
Â
Â
Â
Â
Il y a trois ou quatre semaines, j'ai eu un petit velours au coeur quand j'ai su que  j'aurais droit à une entrevue avec "THE" Pierre Richard. Cet acteur a tout de même marqué mon enfance. Je me souviens des jeudis soirs passés avec mon père, pendant que ma mère allait faire l'épicerie (probablement chez Steinberg à l'époque) et que j'avais le droit de rester debout un peu plus tard, en mangeant une collation pour regarder aux Grands Films, La Chèvre, Le Jouet ou même contempler un Pierre Richard, vêtu d'un bas de nylon sur la tête dans le film Les Fugitifs.  Pierre Richard était l'acteur qui faisait le plus rire mon père. De mon côté, je ne sais plus si mon plaisir était étroitement lié au fait de veiller devant la Tivi, de savourer les péripéties loufoques du Grand Blond ou d'observer mon papa se dilatant la rate dans notre salon mais reste que Pierre Richard est devenu pour moi une icône française des années quatre-vingts, un acteur plus grand que nature. Bref ! je me faisais une joie de pouvoir lui faire un brin de causette.
Ce soir sur le Tapis Rouge, Pierre Richard n'y était pas.  Il y a quelques jours, on nous a parlé de raisons personnelles.
Zut, flûte, caca boudin, ma rencontre avec le plus célèbre des François Pignon sera partie remise.
Il nous reste Rémy Girard, Louise Portal, Gaston Lepage, Jean-Nicolas Verreault, Patrick Drolet qui nous parleront très honorablement de leur rencontre avec ce monstre sacré du cinéma français.
Même si le film Le Bonheur de Pierre n'est pas mon préféré dans la filmographie de Pierre Richard, (Je trouve qu'on a forcé la note sur les clichés québécois et que le film aurait eu avantage a être construit tout en subtilité) Dieu que j'aurais aimé parler ne serait-ce que 5 minutes avec Pierre Richard !


