Le blogue de Catherine

Le Tapis rose célèbre son 2e anniversaire.

8 March 2010

cthgateauxIl y a deux ans, j’ai créé une web télévision « très girly » intitulée Le Tapis rose de Catherine. tv, un site internet présentant des entrevues sur le cinéma.

C’est en cherchant un poste de chroniqueuse que j’ai eu l’idée de créer cette webtélévision.

Après avoir interviewé le cinéaste Claude Lelouch pour une entrevue radio (à CIBL), j’ai eu le vif désir de mettre sur vidéo mes rencontres cinéma. J’ai donc engagé Philippe Boislard, qui est devenu mon fidèle collaborateur, pour filmer et réaliser une série de reportages dans le but les soumettre aux différents producteurs télé.

La réalité médiatique québécoise étant très axée sur le vedettariat, il était très difficile de me faire une place au sein du milieu culturel. Après avoir essuyé plusieurs refus, j’ai donc pris l’initiative de créer un contenu taillé sur mesure pour moi: une émission en ligne qui me ressemble et ce, quelque temps avant l’émergence des nouveaux médias.

Depuis ce temps, je gambade avec mon micro rose de plateaux de tournage en tapis rouges, afin de vous rapporter les meilleurs moments du cinéma québécois et français actuels.

J’ai traversé avec ce site un paquet d’épreuves dont le manque de financement, la perte de mon diffuseur web (Sympatico) mais aussi de grandes joies comme mon association avec le portail MSN, une collaboration avec Radio-Canada.ca pour les Gémeaux et l’Adisq, un incroyable voyage à Paris aux rendez-vous d’Unifrance et finalement, la cerise sur le sunday, j’ai gagné un prix Gémeaux pour la meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias: affaires publiques, documentaire, magazine ou sport.

Au cours de ces deux années, j’ai rencontré un paquet de stars internationales comme Sophie Marceau, Audrey Tautou, Sandrine Kiberlain, Josianne Balasko, Sabine Azéma, Vincent Lindon, Kevin Kline, Brendan Fraser, Guillaume Canet, Vincent Perez, Éric Elmosnino (Gainsbourg) et Jane Birkin.

Tant qu’à être dans les bilans, je peux aussi déclarer que j’ai co-réalisé environ 100 reportages et j’estime à peu près à 400 le nombre d’acteurs, actrices, réalisatrices et réalisateurs qui ont déambulé sur le tapis rose depuis sa création.

En général, les choses vont bien car je commence à me faire apprécier de la communauté cinématographique québécoise que j’encourage et soutiens grandement mais je n’ai toujours pas de financement.

Il y a des journées, surtout celles où je pense à l’argent, où j’ai envie de tout laisser tomber tellement je trouve l’aventure difficile et d’autres, heureusement, où j’ai l’impression de toucher le ciel (généralement quand je suis en entrevue et en montage) tellement j’ai du plaisir à faire ce que je fais.

Je ne sais pas ce qui m’attend avec le Tapis rose mais je commence à avoir hâte en titi de trouver du financement. Ce pourrait être par la venue d’un commanditaire, l’ouverture d’un programme de fonds publics ou l’association du Tapis rose avec une émission de télévision, de radio ou avec un magazine, je suis certaine qu’il y a une ouverture.

Je me dis que l’année qui vient sera très importante car elle sera tributaire de l’avenir du site.

Merci de me lire, de m’encourager de commenter les vidéos, c’est vraiment ce me pousse à continuer. Vous me faites terriblement plaisir :)

Voici un bref aperçu de mes deux années de Tapis rose.

Cath



Les signes vitaux, un film de Sophie Deraspe

5 March 2010

lessignevitaux Voici un super film de la réalisatrice, scénariste et directrice de la photographie Sophie Deraspe.

On adore Danielle Ouimet, Marie Brassard et surtout Marie-Hélène Bellavance (la non actrice qui joue mieux que bien des actrices) qui incarne son personnage avec un naturel fou.

Ce qui est aussi séduisant dans ce film c’est la composition des images; la précision des cadres, la puissance des turquoises, la lumière… un mélange de douceur et de froideur.

Je vous invite à regarder la rencontre entre le Tapis rose de Catherine et Sophie Deraspe.

Bon cinéma !

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10 minutes avec Jane Birkin.

2 March 2010

janebirkin

Avant mon départ pour Paris, j’avais demandé Birkin en entrevue pour parler de la sortie de Gainsbourg (vie héroïque). Étant donné qu’elle faisait la promo d’un film qui ne prendrait pas l’affiche au Québec, on m’a mentionné que ce n’était pas nécessairement possible. De plus, on a spécifié que la famille préférait ne pas se prononcer sur la sortie du film.

Six jours plus tard, pendant la toute dernière heure de la dernière journée d’entrevues, j’ai cru entendre dans le walkie-talkie d’une attachée de presse que Jane Birkin arriverait sous peu pour donner des entrevues dans un des salons d’Unifrance situé juste à coté d’où j’étais.

En entendant le nom Jane Birkin dans le corridor, j’ai eu comme premier réflexe de dire “WOW ! COOL ! BIRKIN ! Je veux juste la voir entrer dans la pièce”, mais quelques secondes plus tard, j’ai aussi compris qu’il y avait deux annulations pour sa série d’entrevues. J’étais estomaquée et j’avais la bouche grande ouverte. Un petit sourire s’est tracé sur le coin de mes lèvres.

Alors j’ai osé… osé demander à nouveau si je pouvais la rencontrer à la place de ces deux absents.

À ma grande surprise on m’a répondu: “Sans problème madame Rose” (c’est comme ça que les gens m’appelait là-bas) on peut bien faire ça pour vous.

J’ai sauté de joie.

Le Grand Hôtel était désert. Tous les journalistes étaient rentrés à leur chambre et l’événement tirait à sa fin. C’était le calme plat. J’étais seule au monde….

Philippe et moi avons patienté 1h pour la rencontrer.

Lorsque j’ai mis le pied dans la pièce je me suis sentie bien. Jane Birkin est tellement vraie, simple, humaine et tellement dans son ventre. Elle n’hésitait pas à mettre son pied sur la chaise pour être à l’aise. Son corps s’exprimait.

Nous avons discuté de son  film, des réalisations de son beau-fils Yvan Attal, de la charismatique Charlotte et de la sortie du film Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar.

Je suis la seule à qui elle a parlé du film. J’ai la seule rencontre filmée avec Jane Birkin qui parle du film Gainsbourg (vie Héroïque) :)

Voici  l’entrevue

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Une entrevue “rose” avec Éric-Emmanuel Schmitt

25 February 2010

oscarcath

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J’adore Éric-Emmanuel Schmitt ! Quel grand homme !

Je crois qu’il est tout simplement talentueux, ultra cultivé et qu’en plus, il fait sentir la gent féminine comme l’exception. Il encense les femmes, les adore, les habille et les place au centre de ses films d’une façon remarquable.

Même Denise Robert, co-productrice de son dernier film Oscar et la dame rose, me confiait sur le tapis rouge avoir été légèrement anxieuse lors de sa première rencontre avec cet impressionnant homme aux mille et un métiers. Qu’allait-elle discuter avec un quelqu’un qui a tout fait, qui semble tout connaître et qui raconte la vie et l’amour avec la plus grande simplicité?  Réponse: elle est vite tombée sous le charme. C’est un vrai gentleman m’a t-elle dit.

Voici ma rencontre “teintée de rose” avec l’auteur, scénariste et réalisateur du film Oscar et la dame rose. On peut dire que mon micro n’a jamais été aussi esthétiquement mis en valeur sur un tapis qu’avec cette entrevue.

Bon cinéma !

Synopsis:

Oscar, un jeune garçon de dix ans, est atteint d’un grave cancer duquel il succombera d’un jour à l’autre. Déçu par ses parents qui fuient la maladie au lieu de la confronter et par le personnel médical impuissant à sa déchéance, il réclame la présence de la dame rose, une femme rustre qu’il a un jour croisée dans les corridors de l’hôpital. Rose lui apprend à vivre chaque journée comme si elle représentait dix ans d’existence. Ainsi, le petit Oscar traversera l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse en l’espace de quelques jours et pourra s’éteindre en paix.

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La Dernière Fugue

19 February 2010

ladernierefuguecath2À l’heure des débats à l’Assemblée Nationale sur le suicide assisté et l’euthanasie, on peut dire que le film La Dernière Fugue arrive au bon moment et ouvre la porte à un questionnement.

Après avoir vu mon grand-père, malade, quitter un peu plus son corps et sa tête à chaque réveillon de Noël, je souligne la performance de Jacques Godin qui est d’un réalisme fou.

Voici les entrevues avec l’équipe du film La Dernière Fugue qui ouvrait cette semaine la 28e édition des Rendez-Vous du Cinéma québécois (17 au 27 février 2010)

Le film prend l’affiche le 26 février 2010.

Synopsis

Les Lévesque sont réunis dans la maison familiale pour le traditionnel réveillon. Toutefois une ombre plane sur ce tableau, le père, jadis habitué à contrôler l’existence des siens souffre maintenant du Parkinson rigide. Il est prisonnier de son corps. Chaque bout de pain qu’il porte à sa bouche fait frémir ses enfants. Que faire quand on est en présence de quelqu’un à qui tous les plaisirs sont interdits ? Dans les mois qui suivront, la famille reste divisée. Mais l’amour étonnant de la mère pour son mari, la complicité de son fils aîné André et de son petit-fils Sam apporteront au père le bonheur qui lui avait toujours échappé.

Bon cinéma !